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Quentin Bruno

Sénégal – Reportage sur les enfants mendiants

 

Introduction

Quentin Bruno a accompagné en 2015 une association, Dafa Yow, qui tente de venir en aide aux enfants sénégalais. Dans beaucoup de pays d’Afrique de l’ouest, de nombreuses familles envoient leurs enfants dans des daraas, des écoles coraniques traditionnelles où un marabout leur apprend le coran. Les enfants, appelés « talibés » (apprentis en arabe), sont également forcés à mendier (Riz, sucre, argent) pour leur marabout.
L’association lutte contre la mendicité et modernise les daaras en les rendant de plus en plus auto-suffisants, avec l’installation de leurs propres centres de santé et de leurs propres puits.
Cette association cherche aussi à diversifier l’enseignement : des cours de français sont par exemple donnés aux enfants.

 

Talibé kid resting in his Daara, Senegal, Quentin Bruno, 2015

Abdallah, 7 ans, vit avec sa grand-mère. Il a été envoyé dans un daara « moderne » où l’on ne pratique pas la mendicité.

 

Talibé wrestling in his Daara Senegal, Quentin Bruno, 2015

Talibé wrestling in his Daara Senegal, Quentin Bruno, 2015

La lutte est un sport très populaire au Sénégal. Les enfants se battent souvent entre eux, reproduisant les gestes de ce sport. Tout au long de la journée, ils se battent, pleurent, deviennent amis et recommencent ce cycle infernal.

 

Kids running after playing soccer, Senegal, Quentin Bruno, 2015

Ces enfants vivent dans une extrême violence et pauvreté.  Forcés à mendier, ils ne sont pas considérés par la population, ils sont insultés et battus. Ils sont très durs entre eux mais restent malgré tout des enfants, dont l’innocence resurgit lors de simples jeux comme ici lors d’une partie de football. Dara moderne.

Kids running after playing soccer, Senegal, Quentin Bruno, 2015

 

Talibés praying with the marabout, Senegal, Quentin Bruno, 2016

Talibés praying with the marabout, Senegal, Quentin Bruno, 2016

Le marabout dirige la prière du soir dans une pièce qui sert à la fois de salle de classe, de salle de prière et de dortoir. Dans ce daara traditionnel, les talibés dorment à même le sol dans des conditions déplorables.